dimanche 23 mars 2008

SAFI et ESSAOUIRA

7 octobre 2005


Quelques heures plus tard nous découvrons ce cam
ping sec et aride qui domine Safi et nous saluons notre cher gardien, dont le visage nous fait dire qu’il a du voir passer du monde.


Nous rejoignons Moktar et son fils qui nous le découvrirons dans la journée nous fera faire une visite de la vieille Ville, des remparts, de la Colline des Potiers (où il connaît chaque acteur de ce grand théâtre) où sont fabriquées les plus belles tajines du monde ainsi que le marché où s’entasse les maraichers, les poissonniers et toutes sortes de petits métiers.


Cette visite nous aura permis de pénétrer à l’intérieur des fortifications où sont cachés des canons qui servaient à défendre la Ville lorsque les Portugais en étaient encore maîtres.


On dit qu’il n’y a pas de tourisme à faire à Safi et c’est très bien comme ça, car cette Ville a su garder son authenticité et son intégrité.
La journée s’est écoulé sans que nous nous en rendions compte et en fin d’après midi nous nous sommes retrouvés dans la maison familiale où nous avons vu défiler toute la famille, une ribambelle de gamins tous plus beaux les uns que les autres.

A notre grande surprise Saud, la femme de Moktar, a fait venir une jeune femme qui nous a fait des tatouages au henné traditionnel, et principalement à Stéphanie, aux bras, aux mains et aux jambes, les tatouages du mariage traditionnel.

Nous sommes ensuite allés dans l’ancienne Médina où nous avons fait quelques courses (fruits, légumes, poissons) pour le repas qui allait clôturer cette fin de journée du ramadan.

C’est inimaginable de voir à quel point les Marocains ont le sens de l’hospitalité, et à quel point ils savent partager le peu qu’ils ont.

QUELLE GRANDE LECON.


Tard dans la nuit nous rentrons au Camping où nous attendait notre cher gardien presque inquiet de ne pas nous avoir vu plus tôt.


Le lendemain c’est le départ pour Essaouira.


8 octobre 2005


Nous arrivons dans un cadre totalement différent car nous avions réservé dans cette merveilleuse Cité, anciennement appelé Mogador, un endroit magique : un Riad appelé Villa Bagdad.


Une ancienne maison caïdale du 18ème siècle entièrement rénovée dont la décoration à dominante orientale allait de l’Afrique aux Indes.


Si un jour nous avions espéré voir le Palais des Milles et Une Nuits, notre rêve venait de se réaliser.

Une terrasse sublime à l’abri des regards, des pièces toutes plus différentes les unes que les autres, une enfilade de colonnes, des lumières tirant sur le orange et le marron, une déco à couper le souffle !! Des endroits secrets où on a envie de cacher nos secrets !

Un personnel présent mais invisible, une très bonne qualité de services, bref un endroit inoubliable !!


Après une journée de visite de la Ville, de la Skala du Port, des remparts, des petits magasins, du souk, des anciens entrepôts de munitions et surtout en plein cœur de la Médina des ateliers d’artisans marqueteurs où l’on a voulu d’ailleurs m’acheter ma Gazelle pour 2 500 chameaux !!! et même pour tous les chameaux du Monde !!! en fin de compte c’est lui qui nous a vendu deux tapis, ils sont forts ces Marocains !!!


Au passage un bonjour à L’ââmirin Abdelah et bravo à son ouverture d’esprit.



Quelle ville étonnante : un peu trop touristique, mais qui a su conserver son artisanat unique : l’ébénisterie et la marqueterie sur la racine de thuya.



Voilà il pas loin de 14h et nous nous dirigeons vers le Port où nous allons déguster ces fameuses araignées de mer et ces poissons grillés qui devaient être vivant une ou deux heures auparavant.

Si un jour vous avez mangé une araignée de mer en France dites vous bien une chose c’est qu’à côté de celles du Maroc se ne sont que des échantillons. En effet elles sont cassées vivantes devant vous et jeter directement dans la braise, celles que nous avons mangés avaient des pattes plus de 40cm. Nous avons d’ailleurs rencontrés une jeune femme habitant dans la même Ville que nous (Narbonne) et qui travaillait à la Brasserie Co.


Nous sommes partis de la Villa Bagdad le lendemain pour aller planter notre tente au Camping « Les Oliviers » à quelques kilomètres d’Essaouira en direction de Marrakech.

Nous avons été accueillis par Christian, la patron et Maître des lieux et son fidèle beauceron. Là aussi le personnel du Camping était d’une gentillesse, d’une simplicité et d’une serviabilité dont nous ferions bien de nous inspirés.

Nous étions arrivés à deux …… et le soir même….. nous avons eu une petite locataire, une petite chatte que nous avons appelé Grisette et qui nous a squatté les duvets, les repas dans l’assiette carrément !!! Pendant les quelques jours où nous sommes restés dans ce Camping.


Nous avions fait la connaissance de Mohamed, un vendeur d’épices qui lorsqu’il nous voyait passé devant son échoppe nous appelait pour nous invité à prendre le thé à la menthe, en aucun cas il aurait fallu refuser car au-delà du mépris de l’invitation je pense que cela lui aurait beaucoup de peine. Quel talent ce Mohamed qui a su négocier pour nous au marché des poissons, deux magnifiques St Pierre pour la somme de ….. 2 € !!!!!......

Les poissonniers en France se gavent !!!


Le lendemain nous avons poussé jusqu’à Sidi Kaouki, un des plus beaux spots de planche et de pêche en surf casting où j’ai eu l’occasion de faire des poissons dont je tairais la taille et le poids (vous me prendriez pour un menteur).


Nous sommes aussi allés jusqu’à Imsouanne, il n’y qu’une seule route pour y accéder et lorsque vous y êtes vous êtes au bout du monde et encore une fois connaissance avec des pêcheurs professionnels qui revenaient de leur journée de pêche et qui nous ont donné une glacière pleine de poissons car je n’avais rien pris sur cette plage.


Retour à Essaouira où nous avons diné dans un restaurant « Les Alizés » très simple mais très bon.

Pour l’anecdote Stéphanie avait laissé sa bague sur le lavabo des toilettes, nous l’avons récupéré le lendemain car la patronne du restaurant l’avait mise dans une boite en attendant que nous venions la chercher.

Et en plus ILS SONT HONNETES

samedi 23 février 2008

SAFI

Jusqu’à Safi la route nous paraît interminable, et la nuit commence à tomber.

Safi, Capitale de la Poterie et port sardinier important.

Une fois arrivé à Safi, ils nous faut trouver le Camping et installer notre tente à la lumière des phares de la voiture.

Nous rejoignons la médina à la recherche de Moktar, un marocain rencontré par mon Chéri lors de son précédent voyage il y 4 ans.

La Médina est sombre et les Marocains s’y retrouvent pour fêter la fin de jeun du ramadan.

Au détour d’une ruelle, nous nous retournons et tombons nez à nez avec un marocain qui dit «Alain », ça y est nous avons retrouvé Moktar.

Après nous avoir embrassés il nous lance le traditionnel « Soyez les bienvenue mes amis » et il nous propose de venir chez lui boire un thé à la menthe.

Nous passons une petite porte, la « maison » s’organise autour d’une petite cour intérieure qui sert également de passage au voisin du dessus.

A gauche la cuisine, de l’autre côté de la petite cour, le salon qui sert également de chambre pour les enfants et à côté la pièce qui sert de chambre à coucher aux parents.

La femme et les enfants de Moktar, Saud, Nidir et Nisrine ne comprennent ni ne parlent le français, nous communiquons avec les mains et Moktar nous sert d’interprète.

Nous partageons le thé à la menthe, assis par terre, la musique orientale nous emplie les oreilles.

Moktar nous fixe rendez vous pour le lendemain matin pour nous servir de guide dans SA ville.


Nous rejoignons le Camping, contents d’avoir retrouver notre ami, des images pleins la tête et hâte d’être au lendemain pour continuer l’aventure.


Le lendemain matin, nous sommes réveillés en sursaut par des coups de canons annonçant une nouvelle journée de ramadan, il est 5 h du matin.

vendredi 22 février 2008

RABAT - CASABLANCA


Nous continuons notre périple.
Nous arrivons sur Rabat, 4ème Ville Impériale du Maroc.
C'est le 1er jour du Ramadan, une nouvelle expérience pour nous.
Nous décidons de loger dans un petit camping à Salé, à l’écart de l’agitation de la Ville.
La Médina de Rabat, immense, entourée de remparts, à l’intérieur le souk formé de petites échoppes où nos yeux sont émerveillés devant les babouches, les djellabas…
Comment visiter Rabat sans aller prendre un thé à la menthe à la Kasbah des Oudaïa (l’une des premières constructions de la ville au 12ème siècle), site entièrement préservé des constructions neuves. Nous sirotons la boisson locale sur la terrasse du Café des Maures surplombant la mer.

Après une petite partie de pêche sur la plage de Salé, nous nous mettons à la recherche du Riad Oudaya pour notre dîner. La Médina s’anime, la nuit est tombé, la fin du jeun se termine pour les Marocains.
Au bout d’une petite ruelle, à peine plus large qu’une personne, une magnifique porte. Nous sonnons, une employée vient nous ouvrir la porte avec le traditionnel « Soyez les bienvenus », nous pénétrons dans la demeure.
Et là….. les mots me manquent pour décrire le spectacle qui s’offre à nous : le patio avec au centre son bassin, rend l’endroit encore plus romantique.
A la lumière des lanternes créant une ambiance intimiste, dans un petit salon particulier, Aicha, la cuisinière, nous a concocté une délicieuse pastilla aux pigeons.
Une ambiance romantique, un endroit que nous ne voulons pas quitter et qui reste un des souvenirs magique de notre voyage.
Avant de rejoindre notre petit bungalow coloré, nous déambulons dans la Médina, tout s’anime, les Marocains sont sortis de chez eux, le souk est remplie de monde.


Le séjour se poursuit, aujourd’hui nous nous dirigeons vers la Capitale, la plus grande ville du Maghreb : CASABLANCA

Qui dit Casa dit Mosquée Hassan II, monument le plus vaste du monde après la Mecque, construit par un archi français sur la mer, minaret de 200 m de haut, toit coulissant pesant pouvant s’ouvrir en 5min et pesant 1 100 tonnes, coût …. 800 millions de $.


Devant l’immensité de cet édifice nous nous sentons tellement petit. Pour la visite de l’intérieur se serra au retour, nous sommes arrivés trop tard pour la dernière visite de la matinée.

Nous demandons à un « petit taxi » de nous faire faire le tour de la Ville et de nous montrer toutes les curiosités de la Ville. Idrissi, parle très bien le français et pour cause il est marié à une bretonne. Il nous montre le Palais Royale (un palais dans chaque grande ville), le cinéma où a été tourné le film « Casablanca » ;
Nous lui demandons de nous emmener dans la nouvelle médina, aussi appelé Quartier des Habbous, où l’on trouve de nombreuses boutiques d’artisans.
Difficile de faire notre choix parmi les poteries : cendriers, les plats à tajines, les bols à harira (soupe locale) ou les lampes et différentes appliques murales.

Il nous faut regagner notre voiture, admirer une dernière fois la Grande Mosquée et prendre la route pour rejoindre Safi où nous allons passer la nuit.

dimanche 6 janvier 2008

MAROC

Au MAROC du 4 au 22 octobre 2005

on a préparé notre voyage avec le Guide du Routard (notre Bible), et 6 mois à l'avance pour trouver nos points de chute.

6000 kms en 20 jours avec une Saxo, banquette rabattue, coffre chargé avec 2 cantines, des cannes à pêche, la tente.

Départ de Narbonne, direction Algésiras, la traversée
de l'Espagne nous paraît interminable tellement nous sommes impatients d'arriver. A Algésiras voiture sur le bateau pour la traversée (45 min) de Gibraltar, débarquement à Ceuta.

Contrôle des passeports et du coffre
interminable à la Douane, papiers à fournir et à remplir et tout d'un coup le sésame qui nous laisse passer : le billet de 20 €.

Direction Tanger, de Ceuta à Tanger impossible de compter les virages, on est tout de suite plongé dans un autre monde, des chèvres, des gamins, des routes défoncées, la Gendarmerie Royale tous les kms, on en mène pas large parce qu'on ne sait pas où on va. Et puis quand on s'arrête de temps en temps le même regard dans les yeux des gens autour de nous, un regard gentil, un peu moqueur mais sans méchanceté. Alors comme on a peur de se tromper et comme pour se rassurer on demande si Tanger c'est par là et miracle on nous répond "Bienvenue" en nous indiquant le bon chemin.

A Tanger, j'ai trouvé un petit hôtel pas cher (9 € la nuit par personne) nous y déposons nos bagages et direction la Médina, ruelles sombres et pleine de monde, au souk les volaillers cotoients les vendeurs d'épices, les maraichers, les boulangers, notre nez est en alerte, des odeurs de grillades, de thé à la menthe, de cumin de partout
Sur une grande place, en plein souk, nous sommes attirés par des petites brochettes.
A la recherche d'appats pour la pêche, nous faisons la connaissance de deux marocains qui parlent un peu le français et qui se proposent de nous emmener sur un super lieu de pêche, mais pour cela il faut prendre un "grand taxi", une mercedes qui à déjà 350 000 kms.
Le soir repas rue Salah Dine El Ayoubi dans un petit restau local, quel accueil, les brochettes, le couscous,l es patisseries le thé à la menthe et ce sentiment de sécurité car les marocains sont des gens gentils ,respectables et qui adorent communiquer. Chapeaux bas les gars, en France on a des leçons à prendre. Demain nous partons pour RABAT.